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  • : Le blog de Briga
  • Le blog de Briga
  • : Mon blog permet de voir les photos de mes tableaux, des expositions et salons auxquels j'ai participé, d'informer sur mon profil (démarche, formations, dates d'expositions), de partager avec d'autres mon intérêt pour l'expressionnisme,l'art-thérapie,certains peintres et certaines idées.
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  • Briga
  • La peinture est pour moi une catharsis, mot qu'employait Aristote pour désigner la purification éprouvée par les spectateurs pendant et après une représentation dramatique.
  • La peinture est pour moi une catharsis, mot qu'employait Aristote pour désigner la purification éprouvée par les spectateurs pendant et après une représentation dramatique.
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 13:08
C'est dans la Norvège du XIXème siècle, à Christiania (aujourd'hui Oslo), où ses parents sont venus s'établir, qu'Edvard Munch naît en 1863. Dès son enfance, il est profondément marqué par la mort de sa mère en 1868 et alors qu'il est adolescent, par celle de sa soeur Sophie âgée de quinze ans; toutes deux furent victimes de la tuberculose. Ces événements dramatiques influenceront durablement son oeuvre à venir: "La maladie, la folie et la mort sont les anges noirs qui ont veillé sur mon berceau à ma naissance." Ainsi ce tragique destin qui le meurtrit provoque en lui le vif désir d'exprimer ses états d'âme, et il note dans son Journal, le 8 novembre 1880: "Je suis maintenant déterminé à devenir peintre". Dès 1881, alors que son père le destinait à une carrière d'ingénieur, il  commence à étudier le dessin, puis la peinture auprès de Christian Krohg (1852-1925), peintre norvégien réputé.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 11:18
"L'art, c'est la forme du tableau qui a pris naissance à travers les nerfs, le coeur, le cerveau et l'oeil de l'homme".
Citation de Munch à méditer en ce début d'année 2010 et à commenter si cela vous touche.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:12
Cette oeuvre "Le cri" montre toute l'originalité et la force du langage pictural original que Munch s'est forgé: "Je longeais le chemin avec deux amis, c'est alors que le soleil se coucha, le ciel devint tout à coup rouge couleur de sang, je m'arrêtai, m'adossai, épuisé à mort contre une barrière. Le fjord d'un noir bleuté et la ville étaient inondés de sang et ravagés par des langues de feu. Mes amis poursuivirent leur chemin, tandis que je tremblais encore d'angoisse, et je sentis que la nature était traversée par un long cri infini."
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 09:50
Pour Munch, il ne s'agit plus, dans les années 1890, de reproduire la nature au mieux, telle que l'oeil la perçoit, mais bien d'exprimer sur la toile un "état d'âme", une émotion. Il y réussira avec une force exceptionnelle dans Le cri, 1893: "J'ai senti passer un cri dans la nature; il m'a semblé que je pouvais entendre le cri. J'ai peint ce tableau-peint les nuages comme du véritable sang. Les couleurs hurlaient".
La peinture ne doit pas se limiter à être la reproduction de la réalité mais contribuer avec ses formes, couleurs, matériaux à exprimer ce que notre environnement naturel, culturel, médiatique, politique déclenche en nous-nos sentiments,nos émotions, nos réactions.
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 15:17
La peinture est ce qui m'apporte le plus de plaisir, à tel point que j'essaie de le partager avec d'autres dans le cadre de l'art-thérapie. De nouveaux moyens d'expression existent aujourd'hui: la vidéo, les images créées au moyen de l'informatique, la performance, l'installation, etc. Je suis pourtant persuadée que rien ne peut remplacer la peinture même si elle est combinée à d'autres médias car elle procure l'émotion dont nous avons besoin pour exister. Evidemment, je parle au nom des personnes sensibles à la peinture, tout en étant consciente que d'autres peuvent éprouver cette émotion si riche au niveau existentiel, par l'intermédiaire d'autres expressions. Il ne s'agit pas de substituer mais d'accepter la coexistence de différentes techniques de façon à ce que chacun y trouve son compte.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:46

 

 

 

           La peinture est le médium le plus approprié à ma démarche, le dénominateur commun à toutes mes réalisations.

            La question qui me préoccupe le plus aujourd’hui est le « comment faire », la manière d’employer tels matériaux, telles méthodes, tels concepts pour « faire ». Mon choix délibéré se tourne vers le « faire » manuel car  j’éprouve un réel plaisir à me confronter à la dimension tactile des choses, à avoir une relation plastique aux matériaux et à m’engager dans une véritable activité proprioceptive. Cela ne participe pas pour autant à la seule définition de l’art.

            Je ne cherche pas à m’enfermer dans un « style » bien que mon parcours soit jalonné d’un certain nombre de références, d’influences. Mes peintures varient en fonction du « quoi » peindre. C’est pourquoi elles sont tantôt expressionnistes abstraites, tantôt expressionnistes figuratives, expressionnistes et géométriques ou encore géométriques. Elles sont par contre toujours une réponse à un besoin, besoin d’exprimer des sentiments, des émotions, des idées face à un environnement naturel, artistique, littéraire, médiatique, besoin d’exprimer une personnalité au moyen de la touche, de la matière, du geste. Elles peuvent aussi être le résultat d’une envie, l'envie de décliner par séries une ou plusieurs couleurs.          
        Et l’avant ? Le cheminement est toujours long et difficile, douloureux parfois mais la réalisation délivre de ces tensions et consiste à attaquer la toile. « Ce que j’aime, dit Hans Hartung,  c’est agir sur la toile ». Je peins sur des formats de toutes dimensions mais je délaisse volontiers le chevalet pour peindre de grands tableaux. Rothko dit : « Peindre un petit tableau c’est se placer en dehors de sa propre expérience, c’est regarder une expérience comme dans un appareil à effet stéréoscopique ou la contempler à travers un verre rétrécissant. De quelque manière qu’on peigne un grand tableau, on est à l’intérieur. Ce n’est pas quelque chose qui se commande. » Comme Rothko, Pollock, j’aime me sentir à l’intérieur du tableau. Mes peintures n’ont pas de centre, de perspective et ne se plient pas à la hiérarchie fond/forme. Je suis une adepte du « all over ».
          Ces considérations me rapprochent des principales figures du mouvement américain, l’Expressionnisme abstrait : Pollock, Rothko mais aussi De Kooning qui a su s’attaquer dans sa série « Women » au concept culturel de la femme, Motherwell dans les « Elégies » à la mort qu’il ne faut pas oublier, ou encore Cy Twombly, Rauschenberg, Ryman…On ne peut non plus rester insensible, en Europe, à Soulages dont le sujet le plus profond reste l’espace et la lumière, à Tapies dont le tableau se fait sédiment et « suggestion de la réalité », surface « pauvre » chargée au propre comme au figuré de mémoire et d’histoire et à Yan Pei Ming qui ne cessera entre l’ « identifiable » et le « non identifiable » d’interroger les valeurs fondamentales de l’identité.

           L’acte de peindre m’oblige à me situer par rapport au monde extérieur. Comme vous l’aurez compris, il ne s’agit pas, pour moi, de représenter la réalité du monde extérieur mais plutôt de manipuler des formes, des couleurs, des matériaux et d’atteindre le plus grand nombre de combinatoires possibles.  D'autre part,  je ne cherche pas à arrêter le regard du spectateur devant une image figée, un produit fini mais espère lui donner l’envie de laisser libre cours à son imagination, à ses souvenirs, à ses projections.

 

           Il est plus que jamais difficile de donner une définition précise de la peinture aujourd’hui. Si certains, attirés par les nouvelles technologies, ont jugé ce médium rétrograde et désuet, il s’avère que beaucoup d’artistes travaillent aujourd’hui à la frontière de plusieurs disciplines et produisent une œuvre qui associe le plus souvent peinture, sculpture, vidéo, installation et informatique. Mais tous, à un moment ou à un autre, recouvrent une surface de pigments. Je pense avec Valérie Breuvart que : « Si la critique a, ces dernières décennies, souvent annoncé la mort de la peinture, rien ne semble aujourd’hui plus improbable ».

         La peinture a donc, aujourd’hui, au même titre que d’autres pratiques artistiques, son rôle à jouer. Elle doit amener le spectateur à questionner la réalité ou au contraire à s’en évader pour appréhender des réalités plus personnelles ou davantage plurielles.

 

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